ma note
-/5

moyenne
3.13/5

The Legend is Born - Ip Man

nombre de notes: 0nombre de notes: 0nombre de notes: 0nombre de notes: 0nombre de notes: 0nombre de notes: 6nombre de notes: 5nombre de notes: 5nombre de notes: 1nombre de notes: 0

les avis de Cinemasie

3 critiques: 3/5

vos avis

14 critiques: 3.14/5



drélium 3.5 Bien sympa et nerveux comme il faut.
Anel 3
Xavier Chanoine 2.5 Jeunesse convenue
classer par notes | date | rédacteur    longueurs: toutes longueurs moyen et long seulement long seulement


Jeunesse convenue

Depuis le succès du Ip Man de Wilson Yip starring Donnie Yen, il semblerait que le maître du Wing Chun devienne subitement l’objet de tous les fantasmes à Hongkong. Outre le projet de Wong Kar-Wai toujours en chantier (pendant que Tony Leung Chiu-Wai prend des leçons d’arts-martiaux), voilà que le prolifique Herman Yau s’attaque à son tour à la semi-autobiographie du maître de Bruce Lee.

Contrairement au premier Ip Man sorti en 2008, le film ne retrace pas la vie du maître durant l’occupation nippone, les premières minutes évoquant les premiers pas d'Ip Man dans son école d’art-martiaux auprès de son mentor (interprété par Yuen Biao, toujours en forme), donnant par la même occasion l’opportunité à Sammo Hung de montrer qu’il sait encore bouger, même avec un bandeau sur les yeux. Le fan de la première heure n’aura pas le temps d’apprécier ses rondeurs puisque Sammo disparaîtra tout aussi vite de l’écran, balayé par la faucheuse et par un scénario qui s’en passe allègrement (ce qui n’est pas tout à fait le cas de l’affiche promotionnelle, mais passons), préférant se centrer autour de l’apprentissage d’Ip Man auprès du nouveau maître des lieux, le bien nommé Yuen Biao, qui repassera faire coucou le temps d’un chapitre final douloureux. Auparavant, Herman Yau aura évoqué l’amitié du futur maître avec Tin Chi, puis très vite son exile pour Hongkong au milieu des années 1910. Ip Man approfondie son anglais, comprend la culture occidentale, corrige du gweilo raciste et se forge une certaine réputation. Un vieux maître (Ip Chun, fils octogénaire du véritable Ip Man) lui enseignera également de nouvelles manières de combattre. Le traitement est hélas plutôt pauvre, le film ne se démêlant jamais de son caractère romanesque mille fois déjà vu ailleurs (Ip Man sauve une demoiselle bourgeoise par-ci, Ip Man côté « bonté » casse du gweilo pour finalement le soigner). La romance entre Ip Man et Wing Shing, à savoir la jeune femme qu’il a sauvée avant son exile pour Hongkong, évoque également sans trop se mouiller le conflit des « classes », la jeune femme étant la fille d’un riche homme d’affaires (interprété par Lam Suet) et Ip Man, un simple disciple du Wing Shung. Ca ne peut forcément pas coller.

Herman Yau évoque de manière tout aussi banale l’opportunisme des hommes d’affaires japonais peu scrupuleux, prêts au pire pour parvenir à leurs fins. Si Wilson Yip traitait de manière manichéiste les protagonistes de son film (les chinois sont bons, les japonais sont vilains), Herman Yau ne s’en sort pas mieux pour autant, à la différence que l’aspect historique est ici expédié au profit d’une volonté manifeste de donner de la profondeur aux personnages secondaires (Tin Chi, traître ou simple victime ?), d’apporter ce qu’il faut de romance et d’action pour toucher un large public. Les personnages féminins sont de purs stéréotypes : Mei Wai, l’amie d’enfance qui finira par se marier avec Tin Chi, Wing Shing la jeune bourgeoise tombant amoureuse de son sauveur, ou encore la –pas si redoutable- fille du puissant homme d’affaires Kitano sont autant de personnages au fort potentiel que des figures éculées. Mais en s’offrant les services de Leo Ah-Yeung, ancien disciple d’Ip Chun et de Leung Siu-Hung, Herman Yau offre un spectacle martial jouissif, remplissant parfaitement son contrat sans atteindre toutefois la grâce ou la violence brute des affrontements du Ip Man premier du nom. Dommage que le cinéaste s’appuie sur un catalogue d’effets en tout genre (on ne compte plus les plans de grue, les filtres pour évoquer le passé ou le souvenir) car The Legend is Born n’a pas d’autres ambitions que celles d’être un divertissement sans fioritures. L’efficacité du cinéma d’Herman Yau réside dans sa capacité à s’approprier les genres et à offrir au spectateur le spectacle qu’il attend, et s’il ne réussit pas ici à convaincre totalement dans le registre du film martial, il a au moins le mérite de ne pas ennuyer. C’est déjà ça de pris par les temps qui courent, même si cette "légende" aurait mérité mieux.



26 septembre 2010
par Xavier Chanoine


achat
info
actions
plus
  • liens
  • série/remake
  • box office
  • récompenses
  • répliques
  • photos
  • bande annonce
  • extrait audio